Les cris stridents ne s'arrêtent pas...
j'ignore pourquoi elle hurle comme ça. Hier, elle ne disait rien et aujourd'hui elle crie.
Cela me rappel la fois ou elle s'est faite attacher a sur son lit par les infirmières.
Et si cela persiste? comment faire pour arrêter?
Tom: Ecoute... Georg passe te prendre d'ici une heure, tu verras par toi même mais je te jure qu'on sait pas quoi...
Pourquoi il a raccrocher?
Pourquoi il y a un bip continu dans le téléphone? Je tape sur l'appareil, ésperant peut-être que la communication va revenir. Mais rien, j'entends plus rien.
Pas de panique... sa a seulement du couper.
Je fais rapidement le tour de la chambre pour ramasser toutes mes fringues qui tiennent dans un sac.
Profitant de ce moment seul pour réflechir.
Plus vite j'aurais fais mon sac plus vite je sortirais et plus vite j'irais voir ce qu'il se passe. Peut-être que Tom l'a effrayer sans le vouloir, il en est bien capable.
En passant dans la salle de bain, mon bras glisse sur les étagères et fait tomber tout ce qui traîne dans mon sac.
Sa rentre... non.
Bah, je secou le sac et fais glisser la fermeture éclaire. Après avoir vérifier sous le lit que je n'ai rien oublier, je sors dans le couloir avec mon sac sur l'épaule.
Pourquoi tout le monde me regarde comme sa?
Heureusement que j'ai pas fait la totale niveau coiffure parce que sinon ils m'auraient directement envoyé au service psychiatrie.
Je dévale les escaliers en rentrant dans deux trois personnes.
Je bredouille des pardons, pas le temps de m'arrêter.
J'arrive enfin dans le hall presque vide.
Cette pièce est vraiment chiante, ici on a l'impression d'être comme un animal, ils nous fichent et nous dévisagent pour voir si on aient bien âpte à sortir ou si ils font pas une connerie en mettant un fou dehors.
Bref, je soupire et me dirige à grands pas vers le bureau.
Mes cheveux volent sur mes épaules pendant que je pose mon sac par terre.
La vieille qui tient l'acceuil me dévisage longuement derrière ses lunettes de miope o.0 sa me fait bizarre de dire sa aujourd'hui...
Je ne lui prête pas attention et pose mes coudes sur le comptoir.
Moi: Bonjour.
J'appui bien sur le bonjour parce que la politesse c'est pas trop sa!
Elle a un temps d'hésitation.
Vieille: Bonjour... votre nom mademoiselle.
Je serre les poings... Je la tue maintenant ou après?
Mon regard noire suffit à lui faire comprendre son erreure. Heureusement que je suis presser parce que sinon je lui collais un procès sur le dos.
Moi: BILL . BILL Kaulitz.
Elle se fige et plisse les yeux.
Et toc! faut changer de lunettes si tu sais pas faire la différence entre une fille et un gars!
Mon ton est presque insolant, la mettant d'autant plus mal à l'aise.
Elle regarde rapidement dans son ordinateur et me dis enfin que je peux sortir.
OUFFF...Je signe un autographe à la jeune fille assise à côter de la vieille et me dirige vers la sortie.
Je me fige dans le hall. Au-delà des portes coulissantes, il y a des fans... Une petite dizaine assises sur le capot de leurs voitures. Leurs regards scrutent les fenêtres à ma recherche...
Je fais quoi ? je vais les voire et je leur signe un autographe, elles me laisseront après... Mais non, elles vont me sauter dessus et vont appeler leurs copines et sa va être le bordel. Je hausse les sourcils et jette un regard autour de moi.
Les rares personnes ne me regardent pas ou alors ils ne me prêtent pas attention. J'en profite pour enfiler mes lunettes « mouche ».
Mon téléphone sone.
Moi : Allo ?
... : Bill, c'est Georg, je suis devant l'hopitale.
Moi : T'es ou ? Je te vois pas.
Il y a pas de voiture devant les portes, ou alors je la vois pas.
Les fans sont encore là, nan mais elles n'ont rien d'autre à faire de leur week end ?!
Georg : Je suis juste à coter, écoute je te garde en ligne et au moment ou je te le dis, tu cours vers la sortie et tu saute dans le van.
Moi : Au moment ou tu me dis quoi ?
Georg : bah au moment ou je te dis de sortir du con !
Moi : Mais je peux pas ! Y'a des fans partout, tu veux ma mort ?
Georg : Parfois oui, mais pas aujourd'hui. Et bah, tu fais comme si elles étaient pas là !
POV Narrateur :
Pendant que Bill et Georg se parlent, les fans commencent à remarquer la présence du van.
Elles s'interrogent sans pour autant détourner leur attention des fenêtres.
Espérant apercevoir une mèche de cheveu de leur idole qui se fait attendre.
Enrouler dans d'épais manteaux, elles attendent.
L'une d'entre elles, sûrement la plus excitée mais impatiente aussi, s'approche des portes d'entrée, plissant ses yeux trop maquillés en espérant voir quelque chose malgré les vitres teintées.
Son regard parcour l'intérieur du hall et s'arrête sur Bill qui tourne en rond, son portable sur l'oreille.
Elle ouvre grand les yeux, ne pouvant que difficilement croire à ce qu'elle voit.
.... : Mademoiselle, si vous n'avez rien à faire ici je vous prierais de vous reculer.
L'un des gardes du corps barre l'entrée.
Empêchant quiconque de rentrer sans avoir une personne à venir voire ou une autorisation.
Sa taille suffit à dissuader les hormones de la jeune fille.
Elle recule et retourne auprès de ses amies pour leur raconter qu'elle croit avoir vu Bill Kaulitz dans le hall...
Soudain, alors qu'elle commence à jubiler de plaisir d'avoir entre aperçut son idole, dans un crissement de pneu le van qui avait pourtant l'air vide arrive a toute allure devant les portes.
La portière arrière s'ouvre en coulissant pendant que les fans commencent à courir vers la voiture.
Bill coure presque aussi vite qu'elles et après avoir passer les portes, il se jette à l'arrière de la voiture, atterrissant sur le coter des sièges et ayant manquer de se prendre les pieds dans son sac.
La portière se referme dans un claquement, ne cachant pas pour autant les hurlements hystériques.
La voiture démarre, écrasant au passage quelques pieds et sort du parking.
Bill : Ralenti ! on va avoir un accident !
Il se relève et va s'asseoir sur le siège à coter de Georg.
Georg : Du calme Bill, je m'appelle pas Tom.
Bill : Ouai je sais, bon dit moi ce qu'il se passe à l'hotel, j'ai rien compris quand tom m'a expliquer.
Georg : Bah t'as copine, on sait pas trop ce qu'elle a, soit elle bouge pas soit elle crie.
Bill : Mais vous lui avez rien fait au moins ?
Georg : Tu veux qu'on lui ai fait quoi ? Elle était complétement terroriser quand elle est arriver. On a même pas pu la toucher sinon elle se mettait à pleurer.
Durant tout le trajet, Bill et Georg ont discuté de ce qui s'est passer à l'hotel, des réactions de Peurl fasse à leur questions, de son étrange mutisme sauf quand il s'agit de crier...
La voiture s'enfonce dans les entrailles du parking de l'hotel.
* * * *
Bill entre dans la chambre que lui désigne son frère, un chambre qu'ils ont pris en plus pour elle.
Après une bève hésitation, Bill pousse la porte et pénètre dans une pièce sans lumière.
Ses compagnons chuchottent derrière lui et le suivent à l'interieur.
Malgré l'obscuritée de la pièce, on perçoit nettement des plaintes qui viennent du fond de la pièce.
Les volets sont fermés et la lumière du lustre ne fonctionne pas bien que Bill s'acharne sur l'interrupteur.
Bill: Que-ce qu'il s'est passer ici?
Gustav: On sait pas trop, en une nuit elle a réussi a détruire la chambre. Faut trouver une sollution, les femmes de chambres posent beaucoup de questions.
Tom: En faite, je crois que tu a l'art de vouloir secourir des folles Bill. Elle a carrément péter un cable.
Sans prêter attention à sa remarque, Bill continu de marcher dans la pièce.
Bill: Vous avez une lampe torche?
Georg lui tend la lampe qu'ils avaient laisser à porter de main et Bill s'en empare.
La peur s'empare alors de lui, ne comprenant pas ce qui a bien pu se passer, leur plan semblait parfait.
Tout marchait très bien. Mais il avait oublier, il ignorait complétement le passé de Peurl.
Des gouttes de sueures perlent sur son front pendant qu'il fait glisser la lumière dans la pièce.
Ce n'est plus une chambre, le mobilier et intact, mais traine un peu partout de la nourriture, du liquide, du sang parfois.
Les bouts de verres du lustres sont tombés au milieu de la pièce et les rideaux sont déchirés et pendent de chaque côter des tringles.La lumière glisse dans un coin de la pièce et dans un sursaut général, les garçons peuvent voir, prostrée dans un coin, les jambes repliées contre sa poitrine et entourées de ses bras, le corps de Peurl.
Ayant épuiser toute son énergie à la destruction de la pièce, elle ne peut plus bouger.
Ne ressentant que de la peur.
Rien d'autre.
Se demandant qui est là, ce qu'on va faire d'elle.
La faim lui dévore l'estomac et le manque de médicament l'empêche de respirer correctement.
Son corps est plein de marques, elle s'est blaisser toute seule, des petites coupures sur les bras.
N'ayant même pas changer son éternelle petite chemise de nuit, qui a présent est sale et déchirée.
Son visage est peut-etre plus meurtri que le reste, le sang séché colle à ses joues et ses yeux clos sont entourés de croutes et formées du mélange du sang et des larmes.
Bill s'approche doucement d'elle, incappable de prononcer le moindre mot face au spectacle qui se dessine sous ses yeux.
Se retenant de pleurer a son tour, de la bétise qu'il vient de commettre. Il s'accroupi face à Peurl qui se recroqueville un peu plus sur elle même et enfouissant sa tête dans ses genous.
Bill pose la lampe torche à côter de lui et, ne parvenant pas à prononcer le moindre mot, il attrape de ses doigts tremblants le manton de Peurl et lui relève doucement la tête jusqu'a ce que les yeux de Peurl rencontrent les siens.
Après un hoquet de surprise, Bill tombe en arrière et se rattrape à l'aide de ses mains. Son visage ne montre que frayeur et incompréhension.