Restés sans voix face à cette déclaration totalement inattendue...
Ces deux jeunes filles qui viennent de débarquer telles deux ouragans dans la pièce.
Mais avec un tempérament à en perdre le fil.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elles ont virées les garçons de la pièce, ignorant royalement leurs protestations.
S'attendant certainement à ce que Bill explose de nouveau, il n'en fit rien.
Peurl et Noémie ont suivit la scènes, toutes les deux assises sur le lit.
Prêtant attention aux moindres gestes qui forment des ombres, mais écoutant surtout histoire de reconnecter les événements les uns après les autres.
Parlant de temps en temps entre elles, s'interrogeant sur certaines paroles prononcées.
Noémie demandant par moment la significations de certaines expressions.
De pars sa non voyance depuis la naissance, elle ne connaît pas tout ce qu'il se dit...
Pauline et Carmen, après avoir mis les garçons dehors s'interrogent simplement du regard, ce genre de regard que se font les filles lorsqu'elles ont une idée en tête.
Malgré leurs tenues mal appropriées, il est vrai que la mini robe noire recouverte du tablier, ce ne sont pas les tenues vraiment adaptées pour une séance de pomponnage...
Les deux jeunes accros à la mode, se tournent vers Peurl et Noémie toujours assises, s'interrogeant sur comment elles vont s'y prendre...
Elles accourent près du lit et enmène les deux aveugles dans la grande salle de bain.
Répondant à leurs questions parfois très curieuse.
Elles les laissent prendre leurs marquent dans ce nouvel espace inconnu, évitant néanmoins de paraître étonnées face à certaines de leurs réactions.
La gigantesque baignoire trône au milieu de la pièce, des boulons en métale enfoncées dans son marbre, peuvent laisser paraître un sentiment de bien être, les deux lavabos en marbre eux aussi, dont la blancheur peut faire comprendre à n'importe quel arrivant le nombre d'étoile de l'hotel, et dont la brillance peut faire cligner les yeux.
Les deux aveugles explorent la pièce, piquant néanmoins les yeux de Peurl de part la forte lumière artificielle. Noémie parcours rapidement la pièce de ses doigts.
Carmen: Bon... je voudrais pas dire... mais y'a du boulot
.
Contre toute attente, Pauline allume l'eau de la baignoire, faisant sursauter les deux jeunes aveugles.
Pauline: Pardon pardon, désolé, va falloir que je m'habites à prévenir...
Noémie: Oui, faudra que tu t'habitue.
Son ton est cassant. Peut-être même froid, mais la surprise qu'elle a ressentis en entendant l'eau couler soudainement n'en a pas été moindre...
Peurl: Vous allez faire quoi?
Carmen: Et bien, je sais pas si tu te rends compte de l'état dans lequel tu es, mais sa mérite un... enfin je me comprends...
Carmen: Ouai t'as raison moi aussi je te comprends...
Pauline: Je t'emmerde, donc on va te faire prendre un bain déjà, et te changer, parce que t'as nuisette là, je pense pas que tu vas pouvoir sortir habiller comme sa. Enfin, libre à toi si tu y tiens, mais il caille un peu dehors.
Peurl: Mais j'ai pas l'intention de sortir.
Carmen: Tu vas pas rester boucler à l'hôtel jusqu'à la fin de tes jours quand même?
Peurl: De toute façon...
Noémie *coupant*: Sa fait longtemps qu'on aient pas sorties dehors, enfin je veux dire, faire un truc dehors parce que... on vivaient dans un hôpital.
Peurl baisse la tête honteuse, honteuse de ressasser ses mauvaises nouvelles, enfin nouvelles ce n'est pas le mot.
Mais penser à cela alors qu'elle se trouve dans l'une des plus luxueuses salles de bains de Paris serait malvenus.
Cette phrase prononcée, il ne reste plus que le bruit de l'eau qui coule pour entretenir la conversation.
Le silence gêné ne dérange pas pour autant Noémie, très intriguée par l'eau dans la baignoire, pour tenter de se faire une idée, elle laisse ses doigts glisser sur le marbre et fronce les sourcils et sentant sous sa peau la forme arrondie qui redescend dans l'eau chaude.
Elle joue avec l'eau, s'amusant à la faire remonter le long des parois de la baignoire.
Carmen: Quoi? T'as jamais vus de baignoire?
Noémie: Non.
Oups... gaf... cette question lui vaut un regard noire de la part de Pauline qui s'occupe de verser des huiles essentielles à la rose dans l'eau.
Mais Noémie ne se vexe pas pour autant, elle continue de jouer avec l'eau, intriguée d'autant plus de pouvoir sentir les liquides que lui présente Pauline.
Et les désigne ensuite à Noémie qui sourit de voire son amie si heureuse.
Malgré tout, elle, elle a connu tout sa, elle a vu le luxe un jour... elle en a profiter à sa juste valeur, mais plus aujourd'hui.
Pauline: Bon, voilà c'est près. Je vais t'aider à enlever t'as nuisette, elle doit te coller à la peau.
Elle s'approche de Peurl qui a un petit mouvement de pudeur face à la détermination de la jeune fille et se raidit en sentant le froid parcourir sa peau.
Elle frissonne et, aidée de la main de Carmen, elle rentre dans la baignoire.
Noémie: Pauline?
Pauline: Oui?
Noémie: Tu peux me la décrire?
Noémie: Tu veux dire, décrire la baignoire?
Noémie hoche la tête. Et se concentre sur la main qui vient de se poser sur la sienne qui reposait sur le rebord de la baignoire.
Qui n'est autre que celle de sa meilleure amie.
Pauline: Et bien, c'est une sorte de grande cuve, dans le cas présent qui est bah en marbre, et, les gens rentrent dedans pour se laver, comme toi quand tu prends une douche. Et sa fait trop du bien, c'est relaxant et sa te vide la tête.
Carmen: Excuse ma question, c'est surement indiscret de ma part, mais tu as toujours vécu dans un hôpital? Parce que d'après les questions que tu pose, tu ignore pas mal de truc, enfin sur la vie.
Noémie se retient de contester.
Mais elle se souvient de ses moments passés avec sa famille. Et puis, cette Carmen n'a pas certainement voulu être blessante dans ses propos.
Noémie: Je vivais chez mes parents avant, mais je suis aveugle de naissance. Et j'arrivais pas à m'intégrer donc je suis parti vivre à l'hopitale, sa fait 6 ans.
Sa voix se brise légèrement vers la fin. Puis, comme si de rien n'était elle dit:
Noémie: Je peux rentrer dedans moi aussi?
Carmen: Euh... je pense pas que ce soit une très bonne idée maintenant, parce que si tu voyais la gueule de la couleur de l'eau, tu partirais en courant.
L'atmosphère se détend soudain sous les éclats de rire des quatre filles
. Peurl se souvient des dernières fois ou elle a prit un bain... c'était il y a environ 1 an et demi, et cette sensation lui manque.
Aujourd'hui, entourée de sa meilleurs amie et de l'eau chaude, elle ne pourrais ésperer meilleure situation.
L'odeur de rose l'enivre alors qu'elle plonge la tête sous l'eau...
fermant les yeux en entendant les éclats de rire cette fois-ci comme entourée d'un cocon. Impression très bizarre.
Vous avez déjà mis la tête sous l'eau dans la baignoire de votre salle de bain?
Et bien, même si vous êtes sous l'eau, vous entendez toujours la radio, mais comme si vous étiez très loin, très très loin de la radio...
Elle ressors de cet étrange univers et se frotte les yeux, faisant en même temps couler et partir le sang et la crasse.
Pauline: Tiens, prend du savon et vas-y franchement, parce que je te dis pas, on pourraient y aller au carchaire...
Noémie: C'est quoi le carchaire?
Pauline: Euh... c'est un peu compliquer à expliquer, c'est... robah tu demanderas à quelqu'un qui sauras t'expliquer. Mais crois moi, si tu sais pas ce que c'est, sa va pas te faire un blocage dans ton langage.
Carmen rigole dans sa barbe et passe par derrière la baignoire, de manière à se placer derrière la tête de Peurl.
Elle verse un filet de Shampooing sur sa tête, la faisant frissonner et commence à lui masser doucement la tête.
Noémie prête attention aux sons et papote avec Pauline qui lui décris ce qu'il se passe.
Après ce petit passage de détente, Peurl sors de la baignoire et s'enmitouffle dans une serviette chaude. Peut-être beaucoup trop grand pour son petit corps. Souriant niaisement face à tout se bonheur qui la submerge d'un coup
.
Elle s'asseoit sur un petit renfoncement et commence à se brosser les cheveux avec l'aide de Noémie.
Carmen: Je reviens, je vais essayer de trouver Bill pour lui empreinter son maquillage, parce que j'ai pas un vaniti sur moi non plus...
Maquillage?
SUITE:Noémie hausse vaguement les sourcils, se souvenant d'un jour ou elle s'était amuser à fouiller dans la trousse en cuire de sa mère.
Du côté de Carmen:
La jeune fille sors de la chambre, un grand sourire aux lèvres.
Heureuse de ce retournement de situation complétement inattendu durant son stage en hotellerie.
Mais pour l'instant, son avis sur les deux aveugles est assez explicite, c'est pourquoi elle préfère attendre de les connaitres un peu plus avant de juger.
Très curieuse, c'est pas facile pour elle de ne pas poser des question sur la raison de la présence des tokio hotel en compagnie de deux aveugles, dont une dans un état lamentable.
Elle parcour le couloir, ses talons hauts s'enfoncent dans la moquette de couleur chaude.
Grace à son uniforme elle passe inaperçut par les autres femmes de chambre qui se valadent avec leur chariot.
A l'aide de ses mains, elle se recoiffe rapidement et réalise trop tard qu'elle ignore qu'elle est le numéro de l'éventuel chambre d'un des membres du groupe.
Soupirant, elle parcourt dans l'autre sens le couloir et s'arrête devant un des mini placards destiné aux femmes de chambre.
Pousse la porte et tombe né à né avec une femme d'age mure, dont les petits bourelets dépassent de la robe.
Carmen: Excuse moi Simone, mais tu sais, ce matin quand tu as raller parce que les chambres que tu as nétoiyer étaient dégueulasses???
Elle commence doucement, histoire d'éviter d'attirer l'attention sur sa recherche de maquillage. Simone se retourne, et répond:
SImone: Pourquoi qu'sa t'intéresse?
Carmen lève les yeux au plafond et évite de lui répondre sur le même ton. Au lieu de sa, elle prend son ton mielleux et annonce:
Carmen: Et bien parce que j'ai croiser Pauline... hum et elle m'a dit que l'un des occupant des chambres a dit que c'était pas bien nettoyer, donc j'y retourne...
Simone: Que s'tu me raconte?! C'est moi qui l'ai nettoyer s'te chambre! c'est celle de Monsieur Listing d'ailleurs.
Carmen: Tu peux me donner le numéro s'il te plait, faut que j'aille voire.
Son ton lasse marche très bien avec Simone, sachant que si elle va râler auprès du client, elle risque son emploi.
Tout en se retournant vers son seau de javel, elle marmonne le numéro de la chambre et lui dit de dégager.
Souriant de plus belle, Carmen lui lance un grand merci rempli de grattitude qui ne peut qu'énerver un peu plus Simone.
Carmen referme la porte et parcour le couloir, marmonnant les numéros des chambres qu'elle voit et arrive enfin à celle qu'elle recherche. La 356, elle frappe rapidement et colle son oreille à la porte.
Personne ne répond.
Elle se met à raller et à péster tout en continuant de frapper.
Contre toute attente, quelqu'un vient ouvrir.
Le visage de Georg passe par l'entrebaillement, et quand il voit Carmen le regarder avec les mains sur les hanches, il ouvre en grand.
Georg: Un problème?
Carmen: Sympa... et bien je cherche Bill. Tu sais pas ou il est par hasard?
Georg la dévisage et soupire. Pour lui répondre il relève son bras pour qu'il forme un arc de cercle au dessus de son épaule et Carmen, sans attendre de feu vert, s'engouffre sous l'arc de cercle et arrive dans une chambre... ou ce qu'il en reste.
Georg arrive derrière elle est retourne s'asseoir sur le bout du lit, à côté de Bill, Tom et Gustav, qui sont en pleine partie de play station.
Carmen: Je savais pas qu'il y avait des play station dans les chambres...
Soudain sortis de leur drogue sous forme de jeux vidéos remarquent alors la présence de Carmen dans la pièce.
Ils se tournent vers elle, et Tom après avoir raler, met le jeu sur pause.
Bill, surpris, lache sa manette et se lève, face à Carmen.
Bill: Y'a un problème avec Peurl? Ils s'est passer...
Carmen *coupant*: Relax, elle va bien elle attend que tu deigne lui prêter du maquillage.
Bill: Du maquillage?
Tom: Pour quoi faire?
Georg: Bah pour se maquiller j'imagine...
Carmen: Oui donc, Bill tu peux me prêter t'as trousse s'il te plait? On en a besoin.
Tom: A quoi sa va te servir?
Carmen lève les yeux au ciel, hahurie.
Carmen: Mais à la maquiller! c'est quoi ces questions?
Tom: Ah bon... mais si elle peut pas se voir, sa va te servir à quoi de la maquiller?
Carmen: Ecoute, toi t'as spécialité c'est la guitare et moi c'est la coquetterie donc, t'es gentil chacun son truc.
Bill: C'est bon c'est bon. Suis moi, je vais te la donner.
Après un regard noire lancé à Tom, qui ne fait qu'accepter pour prendre plaisir à la provoquer un peu plus en lui faisant un clin d'oeil.
Bill tente de la résonner en la trainant jusqu'a la porte, pour qu'elle ne retourne pas frapper son frère.
Georg: Tom, arrête de la regarder comme sa, sinon elle va venir t'assassiner dans ton lit.
Bill referme la porte derrière eux deux.
Bill: T'inquiète pas, il est souvent comme sa. Mais il a un peu de mal à accepter que toi et t'as copine, vous débarquiez comme sa et preniez les choses en main.
Carmen: Et il se serrait débrouiller comment avec ces deux filles complétement pommer?
Bill ne répond pas, ne voulant pas donner plus de détail à cette inconnue et l'enmène dans sa chambre, lui donne la trousse.
Carmen: Merci, dés qu'on a fini, on vous rejoint de la chambre de Georg.
Bill: Daccord.
Carmen ressort et se dirige vers la chambre de Peurl, Bill sur ses talons.
Bill: Carmen?
La jeune fille se retourne, la main sur la poignée de la porte.
Bill: Euh... merci, je suis assez dépasser par les évènements, et sans toi et ... et t'as copine, je sais pas trop comment on s'en serait sorti avec Noémie et Peurl, étant donné qu'elle peuvent pas voir, sa aurait été dure de... enfin tu vois on aient des mecs donc. Enfin tu comprends.
Carmen: Oui je comprends. Moi je suis désolé, c'est vrai qu'on a un peu débarquer comme sa, sans prévenir.
Bill: Mais au faite, pourquoi vous êtes arrivés comme sa?
Carmen: On avaient entendu parler que les célèbres tokio hotel étaient dans l'hotel, donc bah... on pouvaient pas louper sa.