Peurl: Bon, on y va?
Tom lève un sourcil et acquiese, il aide Peurl à se relever et l'aide à essuyer la poussière qui s'était collé à son jean.
Tom: T'es sure qu'on devrait pas retourner à l'hotel? T'es passer à ça de la mort et je pense....
Peurl: Non! On va faire les boutiques comme c'était prévu s'il te plait! J'ai juste respirer un peu fort, je t'assure t'inquiète pas.
Elle détourne le regard pour cacher son mensonge.
Tom la regarde intensément, ses yeux noisettes cherchent ceux de Peurl.
Il voudrait retourner à l'hotel, le surplus de supériorité et d'optimisme qu'il a envers la jeune fille est énorme, il ne demande qu'a la croire.
Mais, il sait qu'il ne peut pas revenir sur ses pas tout de suite, Bill le tuerai sur place, ou quoi que peut-etre qu'il lui pardonnerait si il revenait tout de suite.
Mais ça il n'en a pas envi, il veut rester avec Peurl encore, et lui faire passer les bons moments qu'elle n'a jamais connu
Il hausse les épauleset place son bras dans le dos de Peurl pour la guider et la soutenir.
Ses doigts se sont posés sur la peau nue, non recouverte de T-shirt et l'attirent contre lui.
Peurl: Je peux marcher toute seule tu sais!
Elle a prit le ton d'une petite fille pas contente, ce qu'elle est surement.
Elle essaye de s'écarter pour marcher seule mais se ravise au dernier moment de peur de se prendre un mure.
Leurs pas résonnent dans le silence.
De temps en temps Tom ouvre la bouche pour lancer la conversation mais la referme quelques secondes plus tard.
Arrivés devant la porte, Peurl s'arrête.
Tom: Quoi encore?
Peurl ne répond pas et soupire.
Elle plaque ses mains contre le mure, et, d'un mouvement de bassin se libère de l'emprise de Tom.
Tout en plaquant son front bouillant contre le mure froid, elle se laisse glisser, sa poitrine se colle contre le mure et ses doigts dont des allés retours de haut en bas.
Personne ne saura jamais pourquoi elle fait ces gestes étranges.
Tom l'observe, il bouillone à l'intérieur.
Tom: Peurl.
Contre le mure, Peurl frissonne en l'entendant prononcer son prénom d'une manière si rageuse.
Le dreideux arrive par derrière, se colle contre le dos de la jeune fille et pose ses mains sur les siennes.
Tom: Qu'est-ce que tu as?!
Peurl: J'ai... j'ai peur...
Elle écoute le soupire las de Tom en fermant les yeux.
Les doigts de ce dernier se crispent sur ceux de Peurl qui attend patiemment une autre réaction.
Soudain, TOm lache ses mains et lui agrippe es épaules violemment pour la retourner, son visage se retrouve à quelques centimètres de Peurl, il resserre ses mains autour des épaules et la soulève en l'air pour mieux la replaquer contre le mure.
Il se presse contre elle.
Tom: T'as peur de quoi?!
Peurl commence à trembler, le ton agressif de Tom n'arrange rien.
Elle ne le connait pas et elle pense qu'il est fou... Il change d'humeur souvent.
VOyant qu'il n'obtiendra pas de réponse, il repose doucement Peurl à terre.
Elle s'appuie contre le mure pour éloigner son corps de celui de Tom, mais il se rapproche et se colle contre elle.
Elle ne respire presque plus et attend, si Tom va la tuer, ou si c'était juste pour lui faire peur.
D'un coup elle n'a plus du tout envie de sortir, seulement de se creuser un trou et d'y rester très longtemps pour qu'on l'oublie.
La main de Tom lui lache soudain la hanche et se lève pour venir frapper le mure.
Ce bruit qui résonne, elle croyait que c'était elle qu'il allait frapper, que ce serait sa tête qui s'écraserait contre le mure.
Elle n'ose plus bouger.
De son autre main, Tom passe sous le T-shirt de Peurl, sa main parcour son ventre, entre leurs deux corps.
Tom: C'est de sa que t'as peur?! D'être avec un mec, d'avoir une proximitée physique?! Réponds!
Peurl: Non... c'est pas sa...
Elle ne dit plus rien.
Il s'énerve, mais ne veut pas l'effrayer plus et retire sa main pour la replacer contre la hanche tremblante de Peurl.
Les gens qui n'affrontent pas la réalitée de leur vie l'énerve.
POV TOm:
Son corps tremble sous le mien, elle gémit au fur et à mesure que je me colle à elle.
Moi: Peurl, qu'est-ce que tu veux qu'il t'arrive?!
Peurl: Tu... tu comprends rien...
J'ai l'impression qu'elle veut continuer sa phrase, mais rien d'autre ne sort de sa bouche et le silence se réinstalle à nouveau.
Si seulement je pouvais comprendre ce qui l'effraye tant, je ne veux pas qu'elle me craigne.
Qu'elle se secoue un peu et qu'elle arrête de paniquer dés que le vent souffle!
Je croyais que c'était le fait que je puisse lui vouloir du mal qui lui fasse peur... que je la domine.
Peut-être qu'elle ne fréquentait pas de garçons avant moi.
Après un long soupir, je lache sa hanche et glisse mes mains sur ses bras nus.
Ses yeux sont clos et je rapproche mon visage du sien jusqu'a ce que nos deux souffles se mélangent.
Le T-shirt manche trois quart de Bill est trempé, de ses larmes, de sueur? Je ne sas pas.
Mes mains arrivent à ses petites épaules, elle est plus grosse que Bill mais c'est pas encore sa...
De mes pousses, je caresse doucement sa clavicule d'un même mouvement circulaire.
Elle se baisse sous moi, mais je la remonte à ma hauteur d'un simple mouvement de bassin.
Sans m'occuper de ses murmures, mes mains se posent dans son cou pour caresser sa peau si pale, ses lèvres entrouvertes tremblent quand mes pousses parcourent ses joues.
Elle se détend doucement, ses muscles se relachent et j'en suis fièr.
Moi: Ouvre les yeux.
Elle ne bronche pas sous mon ordre, ses yeux sont clos et je sais qu'elle ne veut pas les ouvrir de si tot.
Je fais une grimace, elle n'a pas l'air de comprendre pourquoi je fais tout ça.
Moi: Tu sais quoi? Je crois qu'on ira faire les boutiques plus tard, ou tu iras avec Bill, je crois pas que ce soit une bonne idée qu'on y aille maintenant.
Peurl: Oui...
Et comme sa, sans ajouter un autre mot, on le chemin en arrière.
Et arrivent dans le hall, il n'y a pas plus de monde que tout à l'heure et il n'y a aucune de trace des autres.
Malgré les réticences de Peurl, je lui tient le bras pour avancer, c'est sa ou être larguée.
Moi: Avec un peu de chance on va pouvoir retourner dans t'as chambre sans être vus.
Ils s'approchent de l'ascenceur et s'engouffre dedans.
SILENCE...
A peine les portes ouvertes, Bill se jette sur nous en criant.
Bill: OU VOUS ETIEZ?!
Moi: Cris pas comme sa t'es fou! on étaient... euh... dans le hall.
Peurl se cale contre le mur derrière nous, apparemment la saute d'humeur de Bill ne semble pas l'avoir affoler plus que sa.
Ses yeux sont toujours aussi vide, mais en la regardant, j'ai l'impression qu'elle réfléchit.
Bill continu sa leçon de morale, je tente de le calmer, les autres sont arrivés et y commence à avoir la crise du logement dans ce couloir.
Tout le monde parle en même temps et personne ne semble écouter personne.
Peurl reste à l'écart, les bras croisés contre sa poitrine. Si j'avais su on aurait pris les escaliers....
* * * * *
POV Peurl:
Le lit a été refait, ma chambre sent bon.
Mais c'est pas comme à l'hôpital, ou est passer l'odeur de vanille?
J'imagine qu'il va falloir que je m'en passe...
Après que tout le monde ait débarqué dans le couloir, je n'ai pas prêter grande attention à ce qu'ils se disaient, mais ça semblait animé.
Je suis finalement retournée dans ma chambre, après avoir convaincu Bill de me laisser seule, que je n'allais pas sauter pas la fenêtre.
Il est très gentil, moins bizarre que son frère.
Tom m'a éviter toute la journée, remarquez je ne suis pas sortie de ma chambre.
Pauline et Carmen sont parties... enfin je crois puisqu'elles sont venues me dire au revoir alors que j'étais en train de regarder mes ongles.
Elles ont dit qu'elles reviendraient... j'imagine que je vais les revoir, ça m'enchante? Je sais pas...
J'ignore encore l'heure qu'il est mais il fait nuit, il y a deux heures je crois la luminosité a baisser... donc il doit être 22 heures...
Oh et puis j'en sais rien! J'ai pris mes médicaments donc ça devrait m'avoir assoupie, mais non...
Je me retourne dans mon lit et cale ma tête dans l'oreiller.
Je suis pas fatiguée et j'ai pas faim...
Après m'être frotter les yeux, je me relève et remonte la couette sur mon ventre.
Le pantalon de pyjama que Georg m'a prêter est trente fois trop grand pour moi et je marche dessus.
Je grogne et sors de mon lit, la couette pèse une tonne. Je marche à travers la chambre, No' dors dans une chambre à côté et si je fais trop de bruit elle va m'entendre et sortir.
Et si elle sort... enfin.
Je tatonne sur la porte et sors dans le couloir. Tout est éclairé, pourquoi ils laissent les lumières alors qu'il n'y a personne?
Mes yeux sont toujours figés, je crois que ma capacité à les faire bouger a disparue... Mais j'ai pas le temps de m'apitoyer sur mon sort.
Deux portes sur le même mur il y a la chambre de Tom, je plisse les yeux, la lumière me fais mal. Si Tom me repousse je retourne dans ma chambre et je dors. Oui.
Alors que je remonte mes doigts contre le mur et tattone sur le numéro de la chambre. Et tout ça dans un silence presque totale.
Je frappe.
Après quelques secondes, la porte s'ouvre.
Une grosse masse se retrouve en face de moi.
....: Qu'est-ce que tu veux?
C'est Tom... Il a pas l'air content de me voir. Je soupire.
Moi: Je ... je peux entrer? Il faut que je te parle....
Tom: Ah maintenant tu veux me parler?
J'ignore cette phrase et rentre dans sa chambre, il me suit.
A pars nous il n'y a personne, sa chambre est en désordre et ses draps. J'éspère qu'il ne dormait pas.
Tom: Donc?
Je ne répond pas.
Et m'assoie sur le lit, il reste debout face à moi.
Froid comme la pierre. Ses bras croisés sur sa poitrine dénudée et ses dreads lâchées sur ses épaules, et il me toise.
Moi: Euh... je voulais m'excuser pour tout à l'heure, je... j'avais...
Tom: Peur, oui j'ai compris.
Il s'approche et s'acroupit face à moi.
J'ai un léger mouvement de recul que j'aurais voulu éviter
.
Tom: C'est tout?
Moi: Non...
La seule chose dont j'ai envi la maintenant c'est de m'en aller en courant.
Il doit surement courir plus vite que moi mais je suis prête à tenter quitte à me prendre un mur.
Ses mains se poses sur mes genoux, mon coeur s'accélère et je remonte mes jambes sur le lit.
Tom: Ecoute, si tu me dis pas, je peux pas t'aider.
Moi: Je... tu avais raison, j'ai peur des contacts physiques.
Tom: Quoi?
Je tente de lever les yeux au ciel mais je me rappelle qu'ils sont bloqués, alors j'hausse les épaules.
Moi: Oui... J'y suis pas habituer et sa me fait peur.
Tom: Attend attend, tu veux dire que tu as peur d'être toucher? C'est une blague?!
Réaction attendue...
Moi: Non.
Tom: C'est pour ça que t'as repoussée Bill quand il a voulu te prendre dans ses bras. Mais et avec moi?
Moi: On s'aient juste pris la main.
Tom: Non, je t'ai pris dans mes bras à un moment.
Moi: Oui et tu m'a pas trop laisser le choix!
Il s'assoit à côté de moi.
Je croise les bras sur mes cuisses et attend.
J'ai l'impression qu'il sourit et qu'il va pas tarder à exploser de rire.
C'est très désagréable.
Que dirais No' si elle me voyait?
Ou si elle m'entendais?
ELle qui n'a jamais eu de problème avec les hommes alors qu'elle est aveugle depuis plus longtemps que moi.
Je suis ridicule.
Ma tête est baissée par la honte.
POV Narrateur:
Peurl a les joues plus rouges que jamais.
Tom commence à comprendre mais n'ose pas lui demander directement.
Au lieu de ça, il pose ses mains ses les jambes de Peurl, s'attendant à ce qu'elle tremble, mais non, elle reste figée.
Après quelques secondes, il fais glisser ses mains sur les cuisses de Peurl, sans appuyer dessus, il les survoles presque, mais c'est suffisant pour faire accélérer le rythme cardiaque de Peurl.
Peurl: Non... Arrête.
Tom ne l'écoute pas, il s'approche du corps figé de Peurl et la bascule sur le lit.
Elle ne fait rien et ne bouge pas, sa poitrine se soulève rapidement alors qu'elle reste allongée sur le dos.
Tom la regarde, ses mains posées sur les hanches de la jeune fille.
Curieusement, et il le sait, il pourrait là maintenant la prendre.
La violée même, elle se laisserait faire certainement trop terrifiée pour crier. Mais non, de ses doigts, il glisse sur le ventre de Peurl et appui doucement pour tenter de la calmer, mais ce geste ne fait qu'affoler un peu plus la jeune fille déjà paniquer.
Mais c'est bien connu, quand on a peur, il est difficile de bouger.
Tom se penche en avant pour la dominer d'en haut, l'expression de son visage est la même que quand il se concentre sur sa guitare, il remonte ses mains sur les côtes et les poses sur les seins de Peurl qui, sous cet attouchement commence à gigoter en couinant.
Tom: Bouge pas.
Elle ne l'écoute pas et retire les mains de Tom pour se relever et sortir du lit, au bord des larmes.
Tom se lève à son tour et la rattrape avant qu'elle n'atteigne la porte, faut dire qu'elle est un peu perdue et la panique n'arrange rien. Il lui attrape les deux poignées et colle le dos de Peurl contre le mur.
Tom: Si tu veux mon aide il faut que tu te laisses faire, sinon je peux rien pour toi. Arrête d'avoir peur, je vais pas te manger, mais si tu es venue c'est bien pour que je fasse quelque chose. Ne t'avise plus de fuir comme ça, tu pourrais le regretter.
Annabelle a mis le 800ème comm je t'embrasse fort
DAisy